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Saturday 18 November 2017 at 12:20 pm.

Poursuivant toujours l'exploration autour de la transition énergétique et les questions de sustainabilité, j'ai lu quelques textes de référence :

Dans l'ordre inverse de la liste, j'ai cherché le discours de Mark Carey suite à une citation par Gaêl Giraud dans une de ses présentations. C'est un discours très sérieux à un parterre d'assureurs, les exhortant à regarder au delà des horizons de la statistique qui ne peut qu'au mieux anticiper en fonction de statistiques passées, là où le changement climatique introduit des évolutions de société qui ne sont pas anticipables par l'étude de notre passé récent. Les assureurs sont parmi les plus à même de donner une direction dans la sphère financière, car c'est leur métier : les compagnies d'assurances qui ont failli à anticiper des grandes catastrophes tels que Katrina, n'ont pas pu honorer les engagements d'assurances et certaines on dû mettre la clé sous la porte. Dans la sphère financière, on attend des sociétés d'assurance qu'elles donnent un prix aujourd'hui aux risques à venir. Si elles remplissent bien leur fonction, il faudra donc les surveiller, tels des canaris de mineurs, pour nous indiquer l'arrivée et l'ampleur des cataclysmes à venir.

Sur un autre plan, Mark Carey rappelle aux sociétés d'assurance qu'il est de leur intérêt de lutter contre le changement climatique, car un monde où les risques sont trop importants (en occurence et en ampleur de catastrophes) devient impossible à assurer (explosion de primes, évènements extrêmes) ce qui pourrait sérieusement réduire le marché de l'assurance.

Le second ouvrage est un petit guide qui donne quelques idées sur la signification d'un effondrement de notre civilisation dans notre vie quotidienne. Partant de principe que la fin du pétrole ralentira les échanges et pèlera le système économique au point de rendre de nouveau visible la trame locale de nos économies, le traité décrit les propriétés nécessaires d'un système capable de dépasser l'effondrement à venir. Même s'il est très intéressant, cet ouvrage et les mouvements associés ne me satisfont pas car ils posent en prérequis la fin de l'abondance (qui est effectivement inévitable) sous la seule forme d'effondrement et semblent ne s'intéresser qu'à ce qui suivra. J'estime qu'il est avant tout nécessaire de limiter le changement climatique et qu'il y a encore à faire maintenant, avec le budget d'énergie qui nous reste pour faire une transition volontaire, moins catastrophique. Je suis parfaitement conscient qu'il y a très peu de chances que cette voie soit prise, mais ce n'est pas une raison pour ne pas agir pour infléchir la trajectoire « business as usual ». L'autre point qui m'exaspère est le rejet de l'ingéniérie parce qu'elle est considérée comme indaptée à la proposition de solutions dans un monde complexe. C'est biensûr totalement faux, l'ingéniérie est le domaine par excellence de confrontation de la science avec la réalité et elle doit déjà gérer la complexité qui en résulte.

 Enfin, le meilleur pour la fin, j'ai vraiment adoré lire Limits to Growth. Contrairement à l'idée que je m'en faisais d'un document aride rempli de schémas, d'équations et de courbes, les auteurs de l'étude incluent des professeurs qui sont parvenus à simplifier et à expliquer avec un vocabulaire accessible les hypothèses et les résultats obtenus. Les détails disponibles dans les appendices sont inutiles pour comprendre la teneur de l'étude. Même s'ils n'ont pas été les premiers à s'intéresser à cette question, c'est tout de même sidérant de voir comment ce groupe a utilisé des techniques modernes d'analyse scientifique du problème en 1971 pour donner une idée des évolutions qui se vérifient encore aujourd'hui. Comme dit J-M Jancovici, beaucoup en parlent sans l'avoir lu, mais c'est faire vraiment preuve de fainéantise. Le livre est suffisamment court pour ne pas rebuter le lecteur béotien. À imposer à n'importe qui avant d'entamer une conversation sérieuse sur la transition énergétique.

five comments

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Mathieu

Waaaaa…. T’es vraiment à fond….

Mathieu - 24-03-’18 19:58
JN

Et encore, je ne te parle pas de ce que je lis en ce moment…

JN - 25-03-’18 12:13
Mathieu

Houlà, t’en as trop dit ! Balance !!!

Mathieu - 27-03-’18 22:01
Mathieu

Tiens, “sustainabilité”, c’est quoi le mot en vrai français pour dire ça ? “Durabilité”, “soutenabilité” ?

Mathieu - 27-03-’18 22:02
JN

Il faudra que tu attendes que j‘écrive un billet.

Pour ce qui est de “sustainabilité”, ben c’est sorti comme ça, mais “durabilité” est proposé, même si je trouve que ce n’est pas le même concept.

JN - 27-03-’18 22:16




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