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Pessimisme écologique

Monday 31 December 2018 at 5:36 pm. Used tags: ,

Sans être un naïf béat sur le fonctionnement du monde, je pensais jusqu'il y a peu qu'il était encore possible d'infléchir le changement climatique et la destruction de l'écosystème en s'activant au niveau mondial. Mais, ces derniers temps, des réflexions m'amènent à ne plus être aussi optimiste, à moins qu'une crise majeure ne casse la structure de notre société. Avec des mots aussi grandiloquents, il va falloir quelques explications…

Puissance de l'argent

Pour suivre les réflexions engagées à la lecture de « Le mensonge de la finance », je partirai du constat que l'argent qui irrigue la finance est de fait un levier de modification du monde extrêmement puissant. Dans cette veine, pour essayer d'exprimer la relation entre les flux d'argent et la capacité à changer le monde, une simple relation tirée de la physique nous dirait simplement que la puissance économique étant une puissance au sens physique, elle s'exprimerait comme un multiple du carré des flux d'argent. Cette relation, certes tirée par les cheveux (pas du tout appuyée par des nombres), donnerait cependant, si elle s'avérait correcte, une indication précieuse sur les effets de levier de l'argent. Dans cette relation, un doublement de l'argent disponible provoquerait une multiplication par 4 de la puissance économique correspondante. Or, cette puissance économique, synonyme d'accès à l'énergie, permet de faire face dans la compétition imposée par la mondialisation. Et cette compétition vient en opposition directe de tous les efforts de transition écologique que pourrait vouloir entreprendre un pays.

Équilibre de Nash

Parce qu'est-ce qu'engager une transition écologique signifie ? Cela signifie à la base, restreindre sa propre consommation d'énergie. Soyons lucides, on ne va pas remplacer les 90 % d'énergies fossiles que nous utilisons par du décarboné, encore moins du renouvelable. Donc, par équivalence, cela revient à limiter la puissance énergétique et monétaire disponible. Bien que les scientifiques nous alertent depuis un certain temps déjà que c'est un passage obligé si nous voulons rester dans des conditions de vie supportables, je pense que ça sera pas le cas parce que cet équilibre est un équilibre de Nash de type dilemme du prisonnier.

Un équilibre de Nash est un équilibre particulier où le bénéfice cumulé de tous les acteurs est supérieur si tous jouent ensemble, mais où individuellement, chaque acteur a intérêt à jouer personnel. Par exemple, imaginons un monde à deux pays, et que si les deux pays annulaient leurs émissions de gaz à effet de serre, les malus encourus par chaque pays ne se montent qu'à -20 (l'unité importe peu). Supposons aussi que si un pays ne joue pas le jeu et l'autre si, le premier limite ses pertes à -10, tandis que l'autre plonge à -40. Cela pourrait s'expliquer par la capacité accrue à construire des infrastructures de déplacement, de communication, de santé permettant une plus grande résilience face au changement climatique pour le premier, mais cela se fait bien sur aux dépens du second pays qui paie doublement par sa non utilisation des énergies fossiles face aux bouleversements provoqués par la dépense énergétique du premier. Enfin, si aucun des deux ne joue le jeu (le « business as usual » donc), les deux pays encourent une perte de -30. Ici, c'est le fait que le système devient instable et que même des préparations résilientes n'y feront rien.

Alors, en cumulé, nous avons -40 dans le cas où tout le monde est conciliant, -50 si un joue le jeu et l'autre non, et -60 si tous jouent individuellement. On voit clairement le bénéfice global de jouer le jeu. Pourtant, à part dans la position la plus défavorable globalement, si un des joueurs analyse sa position sans pouvoir s'assurer des intentions de son partenaire, il a intérêt à ne pas jouer le jeu. Si c'est à partir de la position où tout le monde joue le jeu, ses pertes passent de -20 à -10. Si c'est en venant du cas où il était le seul à jouer encore le jeu, ses pertes se réduisent de -40 à -30.

Conclusion

Notez bien que dans l'exemple que je viens de prendre, la puissance de l'argent n'entre pas en ligne de compte, tout du moins visiblement. En fait, dans mon idée, elle est l'explication sous-jacente à cette forme de jeu (en exacerbant les différences de capacité de préparation au changement climatique avec cette variation quadratique). Pour les pays dits développés, ne pas continuer à utiliser autant d'énergie, c'est s'exposer à une chute abrupte de style de vie, apparemment incompatible avec nos démocraties. Pour les pays en voie de développement, cette énergie signifie une amélioration notable des conditions de vie des populations.

Dans tous les cas, il semble qu'à moins qu'une grande crise remette en perspective les objectifs de l'humanité en général (et cette crise risque de toutes façons de nous arriver tôt ou tard), il y a peu de raisons que les règles du jeu économique soient bouleversées volontairement.

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