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Fatalisme et énergie disponible

Le fatalisme est-il culturellement vivante dans les sociétés contraintes en énergie ?

Saturday 03 November 2018 at 6:04 pm.

Le fatalisme a acquis une très forte connotation péjorative depuis quelques siècles. On a attaché à ce terme une idée de laisser-faire et de passivité qui le transforme aujourd'hui défaut quasi-capital dans notre société moderne.

Dans certaines régions du monde comme la plupart des pays en développement, le fatalisme reste pourtant très vivant (on connaît  les « Si Dieu veut » ou les « c'est comme ça »). Ce n'est donc pas une généralité de notre époque, mais plus une spécificité de la société occidentale. À titre individuel, s'inscrire contre la fatalité revient en somme à s'affirmer comme un  « self-made man », notion très masculine, qui renvoie à la valeur travail : le fatalisme serait une excuse de fainéant pour ne pas prendre en main sa vie.

Mais en y regardant de plus près, l'injonction « il n'y a pas de fatalité », qui signifie en substance que si le projet n'a pas réussi, c'est qu'on ne s'y est pas assez impliqué, en dépit des faits qui montrent 80 % d'échec de projets dans la silicon valley par exemple, renvoie surtout à un projet idéal qui ne souffre d'aucune autre limitation due aux capacités réelles du monde qui nous entoure, que nos seules limitations internes (organisation, volonté). Par extension, cela signifie que nous considérons que notre monde peut se permettre 4 echecs sur 5 projets !

Le mythe technologique surfe à plein sur cette idéologie. Elon Musk en est un exemple particulièrement éloquent : aller sur Mars ou passer au tout électrique ? Pourquoi pas ! Il « suffit » de mettre bout à bout tous les éléments nécessaires et qui bien sûr ne manquent pas. L'énergie ou les ressources en matière première nécessaires à ce type de projet sont largement sous-estimés dans l'évaluation de la faisabilité. Dans ce domaine, le fatalisme est une idée très désagréable car il vient en contradiction du désir de toute-puissance divine qu'on a pu toucher du doigt pendant ces dernières décennie d'opulence énergétique.

Cependant, on commence à voir depuis peu reparaître une notion de fatalisme dans les discours politiques sur les problèmes de chomage, d'absence de croissance qui perdurent avec comme idée forte de lutter contre ces penchants défaitistes. Je pense que c'est un signe avant-coureur du basculement de société dont nous allons être témoin avec la raréfaction des ressources ou le choix volontaire de ne pas les consommer.

Le retour à la sobriété énergétique va d'une certaine manière ramener le fatalisme sur le devant de la scène : soit par le fait que l'évaluation du besoin d'énergie des projets ou que le décompte de l'énergie déjà investie aboutiront à une impossibilité pure et simple, soit que les arbitrages sur la distributition des ressources qu'on s'accordera mettra un projet hors jeu (trop grand risque d'échec, gains évalués pas assez importants).

 À la différence du passé où le fatalisme venait de l'indisponibilité de l'énergie nécessaire à un projet, le nouveau fatalisme viendra du choix assumé après analyse de ne pas démarrer ou poursuivre un projet.

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