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Dernière lecture

Monday 13 August 2018 at 10:04 pm.

Cette dernière lecture a été plus difficile que prévu. Le livre de Noam Chomsky, "La fabrique du consentement" a pris plus d'un mois pour un livre somme toute pas si volumineux. Non pas que le sujet soit psychologiquement dur, mais c'est le format qui est un peu difficile à absorber avec un mélange de style ample et des descriptions complètes et très documentées de faits historiques dont je n'avais pas connaissance en si grand détail.

Le livre est en fait le travail de Noam Chomsky, connu pour ses travaux de fondation de la linguistique générative, et d'Edward Herman, économiste qui y exposent une théorie de la communication publique comme outil de propagande des classes dirigeantes dans les démocraties. Dans une société où les décisions politiques doivent avoir l'aval de la population, il est de première importance que son opinion soit alignée avec les intérêts en jeu. Dans cette optique, les médias (presse, TV, radio) doivent être formatés pour inculquer les valeurs culturelles et les « vérités » nécessaires à l'acceptation des décisions prises par ces classes dirigeantes.

Ce modèle et ses implications ont été longuement critiqués et l'analyse de ses détracteurs serait sûrement intéressante. Pour ma part, ce modèle peut paraître trop simpliste, mais la simplicité de son principe sous-jacent en fait justement une théorie solide. Le reste ne consiste qu'en déclinaisons à la marge.

Dans mon esprit, comme de nombreuses activités humaines, la communication (ou les relations publiques) coûte cher, et seules les entités qui ont quelque chose à y gagner accepteront de la payer. De fait, les média seront asservis à ces intérêts qui les font vivre. De ce point découlent toutes les formes décrites dans le livre.

Dans le livre, la description de ce qui est appelé « le modèle de propagande » ne prend qu'une petite partie au début. Tout le reste du livre replace ce modèle dans l'analyse du traitement des actualités dans les média américains, plus spécifiquement lors des évènement politiques en Amérique Centrale dans les année 80 et lors de la guerre du Vietnam et des pays attenants d'Asie.

Ce qui ressort du livre est une critique plus profonde que celle des médias américains, mais de tout le système gouvernemental fédéral qui n'est qu'une caisse de résonnance du complexe militaro-industriel (jusqu'à la lecture de ce livre, c'était une notion assez floue). Cette organisation des médias n'a pas besoin d'être formalisée en tant que tel, car le filtrage a été présent depuis si longtemps qu'il se perpétue par auto-censure, les journalistes n'étant même plus conscient du cadre étriqué qu'ils s'imposent à eux-même.

Un autre point important est la remise en perspective de ce que j'ai pu apprendre à l'école sur les évènements en question (la guerre du Vietnam) et le fait de s'apercevoir que la manipulation peut être plus fine au niveau de l'éducation. Les État-Unis n'en sortent pas grandis et même si certains points avancés pouvaient être sujets à caution, il n'en reste pas moins que c'est vraisemblablement un des pays les plus meurtriers au monde, mais avec une propagande adéquate.

Un autre point encore concerne ce qui est dit, mais aussi et surtout ce qui est caché.  À un moment, dans le livre, les auteurs parlent dans d'un think tank clairement au service du pouvoir, qui reproche aux journaux d'avoir fait perdre la guerre du Vietnam en dévoilant les pertes américaines, alors même que, comme les auteurs le montrent, ces journaux étaient déjà à la botte du gouvernement. De ce point de vue, l'opacité des organisations qui sont à la tête des pays pose un réel enjeu de démocratie (voir le discours d'Edwy Plenel en France).

Le dernier point qui ressort est que le biais des médias américains est parfaitement perceptible par une analyse de sources en provenance d'autres pays. Mais ces autres médias ont eux-mêmes leurs propres exigences de propagande, y compris les médias français. Il est plus que salutaire de lire dans la presse étrangère les comptes rendus d'évènements qui auront été relatés dans la presse française si on veut avoir une meilleure information sur les évènements, mais aussi sur ce qui nous est demandé d'accepter par notre propagande.

En conclusion, un livre très intéressant mais à ne pas emmener sur la plage pour le farniente.

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