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Dernière lecture : le mensonge de la finance

Saturday 10 November 2018 at 6:06 pm. Used tags: , , ,

Ma dernière lecture est un livre écrit par Nicolas Bouleau, un mathématicien qui a étudié les mathématiques utilisées par la finance, mais qui en est revenu. Ses études portent principalement sur des mathématiques qui portent sur les processus aléatoires.

Bien que l'auteur l'annonce que son livre est accessible à tout le monde, il faut une petite dose de mathématiques pour comprendre son entrée en matière. Sans cette compréhension, la suite du livre reste tout à fait abordable.

Ce qu'il faut en tirer, en tout premier lieu, c'est que le concept de signal-prix, le fait que le prix donné par le marché du fait des interactions entre vendeurs et acheteurs est le vrai indicateur de la rareté et de la valeur des biens échangés sur le marché, concept cher aux économistes est faux dans le fait.

L'explication principale de ce que j'en ai compris (s'il y a des erreurs, c'est moi, pas l'auteur) part de la simple observation que les marchés actuels ne s'appliquent dans les règles énoncées par les théories économiques que sur les marchés de commodités ou assimilés, c'est-à-dire des marchandises qui sont indiscernables, telles que l'énergie, les actions, les matières premières, etc. Il faut déjà remarquer que cette proposition élimine d'entrée de jeu, le "marché" des biens que nous voyons tous les jours, la différenciation des biens jouant à plein, ce qui explique par exemple que Apple puisse vendre à des prix différents de ses concurrents.

Pour les commodités, là où les « règles » du marchés prennent pied pour de bon, ce sont aussi des marchés où la spéculation peut prendre son essor. Les différences de prix ne sont à même que d'évoluer dans le temps et il devient intéressant de se poser des questions sur ces évolutions pour essayer d'en tirer profit. Dans cette recherche du profit lors de contrats dits « à terme », les participants vont chercher à projeter au maximum leurs connaissance vers le futur. Le problème est que les prix des biens ne sont pas fixes, mais ont des évolutions qui s'apparente à des mouvements aléatoires. Les projections ne peuvent donc que se faire en moyenne. Ces projections doivent s'affiner avec le temps : elles ont intérêt à s'affiner pour chacun car il y aurait sinon des pertes ou des gains futurs déjà connus, ce qu'on appelle dans le domaine, des arbitrages. Au fur et à mesure que ces projections s'affinent, la seule incertitude reste le caractère aléatoire des cours.

Pour se préserver de ce caractère aléatoire, la théorie stipule qu'il faudrait un marché de l'assurance qui permette de tout assurer. C'est la raison de l'apparition des marchés des dérivés depuis une cinquantaine d'années. Mais ne faut pas s'y méprendre, les marchés des dérivés ne peuvent pas assurer contre tout et n'ont pas du tout stabilisé la marché, bien au contraire. Ce que Nicolas Bouleau explique très bien, c'est que ces processus de modification du marché ont mathématisé celui-ci, le rendant très proche des modèles mathématiques. Or, ces modèles montrent que lors de modifications des disponibilités ou des utilités des biens, ce ne sont pas les prix qui explosent forcément, mais ceux des marchés dérivés, signe que c'est la volatilité qui est impactée. Si cette volatilité est trop importante à un moment, le prix va s'effondrer. Le signal prix est un leurre.

A postériori et sans explication mathématique, cela me semble logique. Prenons par exemple le pétrole, si les prix devaient vraiment exploser de manière durable, la vie économique s'arrêterait quasi immédiatement. Cette solution n'étant pas tolérable pour le système économique existant, nous assistons à des grandes envolées et des chutes vertigineuses des prix du baril. À terme, s'approvisionner en pétrole de manière garantie deviendra hors de prix avec des primes d'assurance inacceptables, ce qui provoquera une baisse brutale de la demande et l'effondrement du prix du baril, mais surtout du système.

Ensuite, en tant que mathématicien, l'auteur décortique les présupposés non-dits des théories économiques et rejoint de ce côté certains économistes iconoclastes. Il s'attaque aussi à certaines méthodes utilisées par les néo-classiques en montrant que malheureusement, pour eux, au sens mathématique stricto-sensu, elles ne s'appliquent pas aux objets qu'ils souhaitent étudier.

Enfin, l'élargissement de sa réflexion aboutit au constat simple que la finance ne peut pas être un outil pour s'attaquer aux problèmes cruciaux que nous vivons au niveau environnemental. Ses capacités à saisir la complexité de la nature sont bien trop frustres, ses possibilités de mise en action bien trop faible. Les théories économiques et financières actuelles partent du principe que tout est déjà à l'équilibre et concluent de manière quasi-tautologique que la meilleure solution est le « business as usual ».

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